mercredi 28 février 2007

Parce que l'on n'a pas toujours la fraicheur de vivre

Neimad a eu une impression de "déjà-vu" en regardant la pub H011yw00d :


cela lui a rappellé une pub sur le SIDA en Afrique pour Medecin sans frontière :


Faut il se mefier du pouvoir d'attraction de ce putain de virus ?

dimanche 18 février 2007

Parce qu'il fallait que je vous en parle

.. Il est temps de raconter tout ce qui m'est arrivé ces derniers mois de silence.

Etrange sensation que de reprendre les choses là où elles s'étaient arrêtées avec une telle impression en arrière-plan. Reprendre une vie qu'on raconte, c'est comme reprendre le cours d'une histoire qu'on (re)découvre ; c'est plonger dans ce qu'on croyait être assimilé et tenter d'en retisser les liens qui depuis ont été brisés. De ces événements passés qu'on a découvert dans l'histoire qu'on lisait et qu'on a oublié entre temps, depuis ce jour où on avait posé le bouquin ; les liens que le jour présent dresse avec ces sentiments et ces rencontres du moment passé d'une vie et qu'on a occultés depuis l'instant où on a posé la plume. Reprendre le cours d'une vie, c'est bien comme reprendre une histoire : on retourne les pages pour retrouver ce passage où on s'était attardé puis arrêté, à ce moment précis où on s'était dit "Je m'en tiens là, je reprendrai demain, je m'en tiens là, j'ai tout trouvé, dans ce sourire, dans cette page, je m'en tiens là, inutile d'aller plus loin."

Et pourtant, il faut tout reprendre en mémoire, en relisant ses souvenirs pour aider le lecteur à comprendre au mieux comment les choses en sont arrivées là. "Là", c'est l'instant où on a compris ; celui où l'on se dit : "ça y est, j'ai saisi, faut que je couche ça ou je vais l'oublier, ça y est, enfin, nous y sommes, à cet instant où je me dois de raconter, parce que j'ai digéré ou parce que c'est indigeste, parce que je veux en pondre la quintessence comprise ou parce que je veux en vomir ce que je n'arrive pas à intégrer, ça y est, je dois le jeter en pâture au monde ; grâce et volupté : je me mets à nu".

L'instant "t" où je m'étais interrompu. Quelques billets, ici ou là, et puis - soudain - le néant, ou presque. Une thèse qui inquiète sans stimuler l'esprit, la sensation de se retrouver le cul entre deux chaises, entre ce fantasme d'être un chercheur en sciences sociales reconnu et l'attirance de ce monde du travail tant de fois repoussé loin de soi, "moi aussi je veux des sous et me tuer à la tâche, et enseignant - chercheur, j'y arriverai jamais, ce n'est pas pour moi". Et bien sûr, une forme de dépression. Lente, progressive, saisissante, cyclothymique, sporadique, prégnante, dévorante. Comme une errance, voiture élancée sans freins, au point mort, dans une pente douce en descente, à vive allure, perdu, je vais m'écraser, putain, je vais m'écraser, je sais pas m'arrêter, je sais pas où aller, où je vais, putain, où je vais, je vais m'écraser.

Besoin de changer de vie. Besoin d'en vivre une seconde. Exutoire, nouvelle expérience, seconde vie. Tout cela a duré un peu plus d'un mois. Il m'a été impossible pour moi de bloguer sur tout cela parce que je n'en avais pas le temps. Ni l'envie. Je devais le vivre avant de pouvoir en parler. Un peu plus d'un mois et une éternité, pourtant.

C'est la nuit. C'est de nuit que tout a commencé. Je suis parti, j'ai voyagé. Ca n'a pas été compliqué : "L'amour, ça n'a pas de prix ; pour tout le reste, il y a Eurocard Mastercard.". Une prise de décision, un engagement, une carte bleue et je suis arrivé, enfin. Quitter ma vie parisienne pour découvrir une autre vie, changer d'horizon, me rendre dans ce lieu qu'on disait génial, où tout était possible, où je pourrais pratiquer mon anglais avec des natifs anglosaxons. Quelques digressions plus tard, ça y est, je suis arrivé, dans cette gare si proche de ma vie parisienne, j'y parle anglais, comme tout le monde ici. Je viens de tenter ma chance.

C'est décidé : ce n'est pas intellectuel ou universitaire que je serai. Ce sera prostitué. J'ai un peu peur pour ce monde inconnu que je m'apprête à découvrir mais il faut que j'essaye. Je n'ai rien à perdre et tout à gagner. J'en avais toujours eu le fantasme : il était temps de le mettre en application.

Le temps de prendre mes marques dans ce tout nouvel endroit où je n'avais jamais mis les pieds et ça y était. Le premier soir, je suis allé dans un lieu gay, une sorte de boîte dont le nom m'échappe et où on y joue du Madonna en boucle. Très vite, je rencontre un pédé français de la trentaine, Thomas, blond, yeux bleus, plutôt pas mal mais rien d'exceptionnel qui affiche fièrement un look de surfeur. Moi, je suis arrivé sans valise et je n'arbore qu'un jean et un t-shirt blanc moulant, avec à peine un peu d'argent en poche. Et très vite, nous couchons ensemble. J'ai voulu me faire payer mais il n'a pas d'argent. Alors j'ai fait ça gratuitement. Parce que j'avais très envie de baiser.

Il m'a amené dans une sorte de cabane. Il n'en est pas le propriétaire, loin de là, mais c'est une toute petite bicoque dans un quartier pas très bien famé, pas très loin de la boîte gay, qui est ouverte à tout le monde. On y a testé des positions insoupçonnées. Il m'explique comment faire et, très vite, je me vois m'agiter dans tous les sens, dans des mouvements à la mécanique bien huilée. Pénétrant, pénétré. Sans capotes, d'ailleurs : à croire que ça n'existe pas par ici. Mais cela ne m'inquiète pas : "Ici, il n'y a pas de VIH", me suis-je dit. A cet instant, je ne peux pas encore imaginer ce qu'on finira pas me proposer.

Dès qu'il a retiré ses vêtements, il a sorti un objet qui ressemble à un pénis grossièrement stylisé, couleur chair, mais d'une taille démesurée. Et je dois avouer qu'il s'en est servi avec doigté. Alors, quand il a vu que j'en étais jaloux, il m'en a offert un qu'il conservait en réserve. Je l'ai accepté, bien volontiers. Il s'est mis à jouir, moi aussi, peu après lui.

Je l'ai peu revu, les jours qui ont suivi, quand je me suis rendu compte qu'il votait Front National. Comme quoi : on peut être pédé et d'extrême droite, ça n'est pas incompatible. Ceci dit, il m'a présenté Miky, un homme un peu plus âgé, la quarantaine, qui fantasme sur mon jeune âge, un américain friqué qui fréquente la boîte gay où je me suis rendu. C'est grâce à lui que j'ai pu faire mes premiers pas dans ce monde du sexe que je découvre à peine.

Tout est allé très vite. Il posséde ses entrées et a des amis bien renseignés sur tous les ressorts du monde de la nuit. Je me suis vite retrouvé précipité à une vitesse vertigineuse dans une spirale infernale, pris en mains de A à Z. Dans le monde de la nuit, tout est organisé avec méticulosité. Si je veux séduire, il me faut être séduisant. Je me suis ainsi retrouvé dans un endroit étrange dont mon nouvel ami américain connaît le propriétaire. Il est essentiellement fréquenté par des escorts et des danseurs. On y pratique une sorte de chirurgie esthétique express, totalement libre et déréglementée, disponible dans un petit espace aménagé à cet effet, derrière ce qui ressemble à une galerie marchande ; l'argent de mon mécène m'a été très utile pour donner à mon corps des formes un peu plus sexy puisque j'ai accepté de faire retailler mon ventre et mes fesses ; j'ai même pu profiter d'une sorte de relooking du visage qui me donne rapidement un air très mignon.

Si on m'avait demandé, quelques jours auparavant, ce que je pensais de ce genre de pratiques, j'aurais hésité longtemps avant de me décider ; seulement, je voulais une nouvelle vie. Et une nouvelle vie signifiait quelques sacrifices.

Je me suis fait la réflexion que, si la chirurgie esthétique était déréglementée et que les opérations pouvaient être accomplies le jour même où le patient décidait de les faire - bref, d'aller faire une lipo, un lifting ou une redéfinition du nez comme si on prenait rendez-vous pour aller chez le coiffeur - le monde ne s'en porterait sans doute que mieux. Point de sempiternelles questions éthiques et morales, de "Oui mais si le mal-être des gens ne vient pas du corps mais d'un problème plus profond, est-il bon qu'ils se fassent opérer". Point de tout cela mais bien un pragmatisme simple : un corps qui ne plaît pas ? On peut le changer à loisir pour peu de sortir sa carte bancaire. "L'amour, ça n'a pas de prix ; pour le reste, il y a Eurocard Mastercard.". Quelque part, c'est précisément ce que propose cette chirurgie express en supermarché à laquelle j'ai accès dans cette ville fantasmée. Merveille que le pragmatisme anglosaxon. Et cela me fascine totalement.


Très vite, je me rends compte qu'ici, tout tourne autour de l'argent. J'en ai cruellement besoin. Pour les fringues, surtout. Et pour l'équipement dont j'ai besoin pour exercer mon métier de prostitué. Tout cela coûte très cher ! Ici, avoir un pénis n'est pas suffisant : tout ce qui va avec est plus que nécessaire et demande un investissement conséquent. Les clients sont exigeants.

A dire la vérité, je me suis présenté comme bisexuel. Je ne le suis pas en vrai, vous le savez bien, mais c'est plus facile. Le marché de la prostitution masculine a du mal à fonctionner : ici, il n'est pas difficile de coucher et les lieux de débauche sont monstrueusement nombreux. J'en viens à pester contre la gratuité de ce sexe facile et gratuit : personne ne pense-t-il donc aux pauvres étudiants fauchés qui veulent arrondir les fins de mois en s'offrant une vie alternative ?! Au moins, avec les filles, c'est plus subtile : celles qui veulent un peu d'accompagnement - escort boy en soirée, pute pour la nuit - ne demandent pas grand-chose si ce n'est beaucoup d'attention et beaucoup d'écoute. Le sexe n'est pas au cœur des passes et il y a moyen de se faire de l'argent plus facilement. Il faut dire qu'un grand, beau et jeune mec français cultivé et viril a son petit succès. Les filles fantasment toujours sur les homos : avec moi, elles peuvent s'en payer un et je joue même - le temps de quelques heures - l'hétéro amoureux. Du coup, je joue essentiellement les escorts avec ces dames et la pute avec ces messieurs en manque de petit jeune à dépuceler. Par cette bisexualité affichée, j'ai pu rapidement réunir un peu de la devise locale et faire quelques investissements.

Vie de faste, en à peine deux semaines, tout s'accélère. Je m'achete des fringues, façon sexe ou standing, du petit haut moulant façon "filet" ajouté d'un boxer Torricelli - une marque italienne que je découvre - jusqu'au costume Tuxedo noir et chemise blanche, cravate lilas et boutons de manchette assortis. Un jour, une cliente m'a même offert un Tux de soirée, et je me suis retrouvé à son bras, bien à l'aise dans mon costume classieux, tout de blanc vêtu, en l'accompagnant dans un gala huppé de la haute bourgeoisie locale.

Et puis, j'ai fini par m'acheter du matériel. Pour mes passes. Il en faut pour tous les goûts. Je me suis rendu compte qu'au bout d'une rue, dans une zone un peu isolée du reste, sur les conseils d'un client qui m'a montré son propre matériel personnel, il existe une gigantesque galerie marchande du sexe en tous genre, véritable sexshop géant, démesuré, dantesque, monstre tentaculaire du consumérisme sexuel échappé de l'imagination d'un esprit déluré. Et c'est là que j'ai trouvé mon bonheur. L'XCite ! store est ce lieu.

Je suis tombé en admiration devant un pénis articulé qui change de niveau d'érection en fonction de l'excitation télécommandée par l'utilisateur, qui reconnaît même la présence d'autres matériels XCite ! tools à proximité et parvient à se synchroniser parfaitement. Mieux : au moment de l'extase, il simule même une éjaculation !

Mais ce n'est pas tout : il est même possible d'acquérir toutes sortes de choses étonnantes ayant des fonctions particulières, comme un dispositif pour rendre des zones érogènes réactives : fesses, seins, langue, tétons, avec ou sans piercing attribués. Mieux : outre la collection impressionnante de godemichets et d'ustensiles en tous genre (cravaches, pinces, cordes, raquettes de tennis et autres subtilités - toutes équipées du même dispositif XCite pour simuler des orgasmes automatiques), je découvre même la possibilité de greffer un petit machin artificiel, présenté comme une sorte de clitoris interactif, qui excite la chair autour de laquelle il est déposé. Merveille des merveilles, j'ai l'idée d'équiper la petite chose invisible au creux de mes fesses pour un maximum de plaisir. Divin.


Reste que tout cela coûte horriblement cher. Et étant donné que le marché de la prostitution masculine est bouché, je décide, au bout de deux semaines, de trouver un travail en complément. Et j'ai toujours voulu jouer les gogos dancers. Je sais bouger mon corps en rythme et il est temps de tester ce corps nouvellement sculpté qui est désormais le mien. Maladroit au début, les danseuses m'ont expliqué comment faire au fil du temps qui s'égraine si vite et m'ont appris les rudiments du métier.

Et c'est de cette façon qu'après quelques errances durant une poignée de jours, je me suis retrouvé au Sleek. Le Sleek, c'est un club sur la plage, sur la côté, éloigné de la capitale. J'y établis rapidement mes quartiers définitifs.

J'y rencontre rapidement toutes sortes de personnalités fascinantes. Beaucoup d'hétéros mais aussi pas mal de clients gay. Le Sleek est ouvertement un club "straight, gay and bisexual". Et je ne rechigne pas une seule seconde à draguer le moindre mec qui ose déposer un regard sur mon corps. Il faut dire que j'ai mon petit succès, coaché que j'ai été par Miky, mon mécène américain. Je ressens très vite une vive excitation à me faire déshabiller chaque soir pour quelques billets : lorsque la jarre à côté de ma barre sur le comptoir atteint 100 livres, je retire le haut. A 200, je retire le bas et danse nu. Danseurs et danseuses que nous sommes, nous ne touchons aucun salaires et je doute que nous soyons déclarés : nous emportons le contenu de la jarre, moins 20% de la somme totale qui sont reversés à la direction du club, incarnée en la personne de la club manager, Raenitha, une anglaise, ancienne gogo dancer, la quarantaine, un peu austère ; heureusement pour moi, je deviens vite son chouchou parce que j'exécute toujours à la lettre ses moindres demandes et recommandations.

Bien que se loger n'est pas une obligation (il y a de quoi se reposer et se poser au Sleek pour les employés), j'ai envisagé un temps prendre un appartement en colocation quelques jours plus tard, avec une danseuse du Sleek. Une italienne adorable. Elle a été rassurée que je sois homo (les danseuses du club savent que ma bisexualité n'est que d'apparat et je suis le "frenchie boy" auprès des filles qui m'adorent).

De temps en temps, le boulot de danseur me permet de rabattre des clients pour quelques escorts, même si mes collègues danseuses - qui ne jouent pas toutes les escort girls - ont plus de succès que moi auprès de la gente masculine. Mais l'ambiance est bonne et je parviens à me faire une petite somme sympathique quotidiennement. Certes, Raenitha prend 30 % des escorts contractées au Sleek - ce qui fait d'elle notre mère maquerelle - mais entre les clients rabattus au club et ceux qui me contactent à partir de connaissances communes, je deviens très rapidement - à mon grand étonnement et à ma grande fierté - une petite référence dans le milieu de la prostitution masculine.

Il convient de faire une parenthèse à ce sujet. La prostitution avait toujours été un fantasme inavoué pour moi. Pouvoir ainsi le réaliser m'ouvre des horizons insoupçonnés. Au moins, quand on me paye, c'est presque plus sain qu'un plan cul : je sais combien je vaux, et, le temps de quelques minutes, je vends la propriété de mon corps à un autre, dans une soumission complète, dans un échange clair et limpide. Et bizarrement, bien éloigné d'un quelconque sentiment de saleté et de dégoût après ma première passe, c'est au contraire la fierté qui m'a habité. Celle d'être parvenu à faire de l'argent simplement en me laissant pénétrer allègrement. Sans capotes, d'ailleurs. Jamais.

C'est là que j'ai découvert, instruit par une fille qui est aussi une escort, qu'il existe une sorte de paradis pour l'escort. Un club réputé au nord de la capitale, le "Goddess of Love", où s'y trouvent toutes sortes de clients friqués et réputés. "Avoir ses entrées au Goddess, c'est être assuré d'avoir de nombreux clients sélects et de super bien gagner sa vie." Ma copine rêve d'y entrer mais la direction est très sélective sur ses employés. Et toute la dimension de l'escort - presque ouvertement affichée - s'exerçe dans une illégalité écartée d'un revers de main en toute impunité. Cela m'aurait presque halluciné si je n'avais pas intégré l'idée que, moi aussi, je suis désormais une pute et que je profite de ce système.

Et puis vient le jour spécifique qui fait tout basculer, après un peu plus d'un mois. Le jour où je me suis rendu compte tout ce que ces endroits que je fréquente dissimulent. Certes, l'argent y est roi, certes le sexe y est omniprésent, mais je n'ai pas imaginé que cela peut aller bien plus loin que cela.

J'ai revu Thomas, le blond trentenaire avec qui j'ai couché la première fois que j'ai mis les pieds sur cette terre qui a été, pour moi, celle de ma perdition. C'est le premier mec avec qui j'ai couché en arrivant, le premier soir. Il sera aussi le dernier avant mon retour à la vie parisienne.

Cette fois-ci, je me suis fait payer. Je l'ai enculé, il m'a enculé. Encore une fois, sans préservatifs. Il a joui en moi - j'ai presque senti sa semence s'écouler doucement de mon anus. Puis, il m'a appris qu'il a un copain. Qu'il vit avec. En région parisienne. Et qu'il est séropositif.

300 euros. Pour 300 euros, il m'a proposé de participer à une soirée bareback. Qu'il organise régulièrement avec ses amis. 300 euros et la cocaïne à volonté. 300 euros pour prendre du plaisir à me faire contaminer en règle. Je vaux donc 300 euros. Je me fais la réflexion que ce n'est pas cher payé.

Le lien ténu entre la virtualité et la réalité est soudain brisé. Il croît que je suis à louer alors que c'est ce corps qui n'est pas le mien qui l'est. Cet avatar que j'incarne.

J'ai donc décliné l'invitation, et j'ai cliqué en haut à droite de la fenêtre de mon ordinateur : cet endroit est un univers bien étrange, où se mêlent l'argent réel et l'argent virtuel, et où le sexe sous toutes ses formes est omniprésent. C'en est trop pour moi. L'illusion de la seconde vie a été brisée.

D'un clic, j'ai retrouvé mon appartement parisien. J'ai éteint mon ordinateur. Et je me suis dit qu'il était temps de passer à l'acte dans le monde réel...

Ce texte a été intégralement recopié depuis le post de l'excellent blog d'Urobore

J'y ai tellement cru que j'ai posté ce commentaire :
"Waow est le mot à la mode
J'y ai cru comme beaucoup sans trop vouloir y croire
Je n'ai pu arreter ma lecture, je voulais savoir la fin de ton aventure
Te connaissant par la lecture de ton blog, l'ecoute de ton feu podcast (j'aimerai tant ecouter ce post en audio), je ne pouvais me résoudre à y croire
Je ne voulais pas te voir réaliser ce fantasme si facilement, ce fantasme pour moi pour toi pour tant d'autres qui ne peuvent pas se ressoudre à basculer de l'autre côté
Nous tous, blogueur, avons notre seconde vie sur le net si proche et tellement éloigner de notre vie réelle.
Je me pose plein de questions sur ta dernière phrase..."

mercredi 7 février 2007

Parce qu'il est particulièrement intelligent

Je ne l'ai pas vu lors de son passage mais j'en avais entendu parler.
Merci à GayClic pour la mise de la question du mariage entre personnes du même sexe.



envoyé par GayClic




Ce qui me fait très peur, c'est qu'il est particulièrement convainquant

jeudi 1 février 2007

Parce que je me suis retrouvé dans le noir pendant 5 minutes

et que je vous ai laissé dans un trou noir pendant quelques mois.
Beaucoup de travail (et c'est pas fini) mais je suis de retour.

mercredi 29 novembre 2006

Parce que le SIDA a 25 ans et nous aussi (enfin... pas moi... enfin... presque ;-))

via Yarrow

COMMUNIQUE DE PRESSE 1er décembre 2006
Le SIDA a 25 ans. Nous aussi.

Nous n'avons pas de souvenir d'une époque où le sida n'aurait pas existé.
Pourtant, nous, jeunes de la diversité sexuelle, n'avons pas de souvenir d'une époque où le sida aura été plus absent de notre information quotidienne.
Qui se risque encore à parler du VIH/SIDA ou des IST en général en dehors des grands rendez-vous annuels ? Et même l'année 2005, où le SIDA a été déclaré grande cause nationale, a été, à tous point de vue, d'une pauvreté impressionnante. Réduction des budgets associatifs, restriction de nos possibilités : face aux promesses et bonnes intentions affichées, il y a la multitude souterraine des coups bas qui ont rendu bon nombre d'actions impossibles. Alors qu'on sait pourtant que les contaminations au VIH sont à un niveau proche de celle des pires années qu'on ait vu par le passé.
Mais un scandale n'est pas encore assez dénoncé.
Celui de la responsabilité de l'Éducation Nationale.

Quelles formations aux IST ont les personnels encadrants de l'Éducation Nationale ? Aucune.

Ces personnes, proches de nous, dont, officiellement, une des missions est de nous éduquer à la responsabilité sexuelle, ne sont pas formées. Or, face aux centaines de milliers de cas d'IST existant en France actuellement, leur formation ne peut pas être une option. Encore faut il qu'on leur donne en aval les moyens d'être efficaces. Les heures réglementaires d'éducation sexuelles ne sont pas utilisées à ces fins.

Quel établissement peut se targuer de mettre en oeuvre les 3 séances annuelles d'éducation sexuelle imposée par le Bulletin Officiel de l'Education National n°9 du 17-02-2003 ? Aucun.

50% des lycées n'ont pas même de distributeur de préservatifs et ceux qui en ont les vendent à des prix 5 à 10 fois le prix de production. Connaissant la difficulté que peut encore représenter l'achat de préservatifs ou le simple fait d'avoir affaire à quelqu'un pour s'en procurer, de telles conditions sont inadmissibles.
Ces carences doivent être comblées car la sexualité est une élément fondateur de nos vie de jeunes adultes, une facette importante de ce que nous sommes. Le rejet de ces sujets vers la sphère du privée ne peut plus être d'actualité. Ce serait une hypocrisie face aux images accessibles à tous et toutes quotidiennenement via la télévision, images pourtant dénuées de tout autre sens que marketing. On pourrait ainsi parler de sexe pour vendre un programme hertzien et parler régulièrement de sexualité serait exclu des programmes scolaires ?
Aujourd'hui, tout ce qui environne la prévention des IST, et la sexualité en général est noyé d'incohérences. Il est plus que temps de prendre des positions claires et de se donner les moyens de les respecter. Les sujets ayant trait à la prévention et aux sexualités ne doivent plus être tabous.
Car ces tabous font des morts.


David Souvestre (06 29 94 95 10) et Aurélien Selle (06 63 21 62 22), porte-parole de mOules-frItes
moules.frites@gmail.com

mOules-frItes
fédération nationale des associations LGBT jeunes et étudiantes
c/o MIE 50, des tournelles 75003 Paris
http://www.moules-frites.org

Veuillez nous excuser si cet envoi vous a dérangé. Si vous ne souhaitez plus recevoir de communiqués de mOules-frItes, répondez simplement STOP en objet de cet e-mail

mardi 21 novembre 2006

Parce qu'un monteur peut faire de la musique

l'inverse... n'est pas forcement vrai...

via http://musique.fluctuat.net/blog/

et aussi



ou l'incroyable



a suivre sur http://www.fat-pie.com/

lundi 20 novembre 2006

Parce que ça ne peut etre lui...

Envoyé de New York par un viel ami en manque de Paris.

La campagne électorale bat son plein sur le net !
Selon le journal Métro de ce matin, un clip vidéo inquiète particulièrement le camp de Nicolas Sarkozy.
Un long clip qui met en avant le côté "sécuritaire" du Ministre de l'intérieur
L'auteur de ce clip est anonyme, mais son clip est entièrement à charge contre le Ministre.
Cette vidéo de 11 minutes a été visionnée plus de 500.000 fois depuis sa mise en ligne
Voir le clip:
http://carnetsdebord.over-blog.net/article-4410595.html

Parce que j'ai un vrai problème de dos...

Je suis à la recherche d'un jeune mec bon kiné (et pourquoi pas ostéo...) gay si possible pour me faire mes 20 séances de kiné pour le dos prescrites par mon médecin afin de soigner mon hernie.

Si quelqu'un à une adresse sur Paris, je suis preneur : directement par mail : ekkooo (AROBASE) gmail (POINT) com

MERCI

PS : les critères ne sont pas tous indispensables

lundi 6 novembre 2006

Parce qu'un matoo peut poser un lapin

Lorsque Matoo, que j'ai croisé par hasard hier soir, m'a dit : "Rendez-vous demain à 22h, je viendrais avec Virginie"... Je me suis dit "Merde, ça va être dur lundi matin" puis "Chouette, ça fait longtemps que je n'ai pas vu Virginie".

Donc, ce soir, à 22h, j'arrive après une longue journée au café où j'ai mes habitudes, je croise Niklas (je ne lui parle que de moi, je ne lui demande même pas comment il va... mais il est quand même pas mal avec ses cheveux longs), je salue le "personnel" (c'est moche comme terme pour des personnes qui sont aussi des amis...), je passe à une table où se trouvent des habituéEs / amiEs en fin de soirée (là, ça fait la Régine qui, comme une starlette des années 70, passe saluer tout la Palace!), je reste un peu avec elles, les laisses partir, heureux de ce court moment passé en leur compagnie.
Il est 23h et je me dis que, non décidément, je ne verrai pas Virginie ce soir... je ne prendrai pas un verre avec matoo...
Et je suis triste de devoir rentrer chez moi après une journée plus que réussie (j'ai vu plein de gens qui m'ont fait plaisir) et une toute fin de soirée un peu gâchée...

samedi 28 octobre 2006

Parce que je suis in Uranus

On le sort tous à chaque que quelqu'un dit :
"où ça ?"
on (enfin "je") repond systématiquement :
"dans ton cul !"
ça fait rire personne mais c'est un automatisme...


Je savais que l'origine était dans Rambo 3, mais après une rapide recherche sur le net (éviter une recherche sur uniquement "dans ton cul"...), j'ai trouvé cette page

Parce que je me pose des questions métaphysiques quand je vais aux chiottes

et aussi parce que j'ai vu un mec pisser dans la rue...

Dites-moi, les mecs qui me lisent, enfin surtout ceux qui ne sont pas circoncis, j'ai une vraie question :

Vous décalotez ou pas pour aller faire pipi ??

vendredi 6 octobre 2006

Parce que même en voiture avec une charmante comédienne, je pense à Yarrow

Je raccompagnais hier €mm@ d€ c@un€$, et, au fil de la conversation, (on parlait de films, notamment du dernier M1ch€l Go n dry), quand elle annonce qu'elle a toujours d'un clip de R@d10h€@d, je pense à yarrow.
Mais quel est ce clip ??
Yarrow help me ! (en même temps, je suis sûr qu'en 5 minutes de recherche sur le net je vais trouver la réponse).

Parce que le waqete est un animal nocturne

Toujours dans la série "Le coeur a ses Raisons", une petite partie de Scrabble











via Le petit monde de Toon

Parce que j'avale...

des kilomètres !!!
Je ne suis pas très disponible pour vous raconter ma vie.
J'ai un peu l'impression d'être dans un mix d'"Un jour sans fin" (Bill Muray et le Jour de la Marmotte) et de "Lost Highway" (la séquence de la route de nuit).

lundi 25 septembre 2006

Parce que je suis si attirant que ça ??

Mon ex me "viole" à chaque fois que je le vois
Mon pote-rebeu-qui-est-fou-amoureux-de-moi veut me "violer" à chaque fois que l'on se voit
(J'ai l'impression que) le nouveau serveur du "fameux" café va me sauter dessus à chaque fois qu'il me regarde (en même temps ça n'a duré qu'une soirée...)

Sincèrement, je ne pense pas être un bon coup au pieu, je ne pense pas être très sexe dans mon comportement.
Qu'est ce qui se passe ? je dégage une odeur de sexe ? je suis nymphomane ?
Que ceux qui me connaissent me répondent...

mardi 12 septembre 2006

Parce que j'ai fait mon pèlerinage à Lourdes

Les joies de mon travail font que j'ai eu la joie de faire une apparition à Lourdes...
Les marchands du temple sont finalement très gentils et les pèlerins pas très généreux.

Les alentours sont somptueux, Mon Dieu, que la montagne est belle, comme disait la chanson.

Mon chemin de croix ne m'a pas laissé une seule seconde pour poster un seul message.

Je profite donc de mon séjour à Berck (Le nom de la ville est assez proche de la réalité...) pour me remettre en marche. (ok, c'est un peu drôle pour ceux qui connaissent Berck et son centre de convalescence pour les grands accidentés de la vie, pour les autres, quand on n'a pas de culture...)

Sinon je suis souvent sur la route entre Le Touquet-Paris-Plage et Paris-Le Touquet Ville.

Alors, amis du nord, si vous êtes sur l'A16, je passerai vos voir très prochainement.

mardi 29 août 2006

Parce que je découvre my$p@ce

J'ai eu quelques coups de coeur pour quelques artistes plutôt bien cool :

Matthieu Wiggan (sur my$p@ce et son site perso)
Usmar (sur my$p@ce et son site perso)
en plus, ils sont plutôt bogosses !!!

Parce que ça fait un moment...

Une rupture
Un travail qui prend énormément de temps (et ce n'est pas fini!!)
et voilà que je suis moins dispo pour mes 3 lecteurs et demi (enfin 2 et demi, il y en a un qui est mort de vieillesse)